Écologie

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Dans la peau de l’équipe municipale de Gentioux-Pigerolles148' // Les entretiens Télé Millevaches, septembre 2024Benjamin Simons, Pauline Cabaret et Stéphane Grasser sont respectivement maire, conseillère et conseiller municipaux de Gentioux-Pigerolles. Dans ce long entretien, le trio témoigne de la vie d’une équipe jeune et débutante après quatre années de mandat. Comment panser les plaies d’une communauté villageoise divisée ? Faire équipe contre vents et marées ? Peser dans la politique locale depuis une petite commune ? Comment, enfin, promouvoir une vision volontariste sur des sujets comme l’habitat, l’eau, l’agriculture ou l’écologie ? Cet entretien a été enregistré le 26 mai 2024, il y a quatre mois*. Pour autant, la plupart des sujets n’ont pas perdu de leur actualité. Il dure 2h30 et vous pouvez accéder directement aux sujets qui vous intéressent grâce au chapitrage. En italique, des éléments de contexte donnés par Télé Millevaches. * On sera moins long la prochaine fois, promis... 00:00:44 Pourquoi réaliser un entretien long avec l’équipe municipale de Gentioux-Pigerolles ? 00:01:46 Présentations : Benjamin Simons, maire ; Stéphane Grasser et Pauline Cabaret, « simples » conseiller et conseillère. Panser les plaies, faire équipe 00:02:20 Prendre soin d’une communauté villageoise : avec les élections de 2020, une nouvelle équipe, jeune et débutante, tourne la page d’une période très conflictuelle. 00:11:13 « Faire ensemble » à deux vitesses : un « cockpit » dans le jus de la gestion quotidienne et un « circuit long » pour les plus grandes décisions. 00:19:00 Le statut d’élu·e local·e en question : comment concilier un engagement exigeant – bénévole ou peu indemnisé – avec sa vie professionnelle et familiale. Peser sur un plus grand territoire 00:25:47 Une commune sans dettes ! Que se passe-t-il ? 00:30:48 Communauté de communes Creuse Grand Sud : scandale financier et politique depuis 2014. 00:34:19 De (trop) longues affaires judiciaires à la com-com. 00:35:56 Une équipe municipale un peu prise au dépourvu à la com-com. 00:37:47 L’avenir du Foyer d’accueil médicalisé (FAM) de Gentioux en question après le départ de l’Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH) et des résidents. 00:43:26 Gentioux-Pigerolles à Creuse Grand Sud : de l’écoute, un seul représentant au conseil communautaire, mais la commune est sur tous les dossiers. 00:46:51 La démocratie locale en question : comment peser, depuis la commune, dans les décisions intercommunales qui sont déterminantes pour la vie locale ? 00:55:09 Démographie en berne : l’exode rural de la com-com se poursuit, Gentioux-Pigerolles fait-elle exception, notamment depuis le Covid-19 ? Bâti vacant, habitat léger : l’importance du dialogue 01:01:51 Immobilier saturé, habitat vacant, lutte contre la « cabanisation » et zéro artificialisation : la quadrature du cercle des politiques d’accueil de nouvelles populations ? 01:12:20 La vision de l’équipe municipale et son dialogue avec l’État. 01:20:05 Nouvelles formes d’habitats : des délibérations avec les voisins et au sein de l’équipe. Monument aux morts et En’duo : des épreuves pour la cohésion de l’équipe 01:25:22 Les tensions autour du monument aux morts pacifiste de Gentioux : résumé depuis 2014. 01:27:55 L’appel à la surveillance et à la dénonciation du 7 mai ne fait pas l’unanimité au sein du conseil, malgré un consensus sur les enjeux. 01:39:30 Célébrations du centenaire du monument : une réussite pour commémorer l’histoire, une demi réussite si l’on voulait la dépoussiérer. 01:41:54 Course de motos « En'duo » : pourquoi la commune ne souhaitait pas qu’elle passe sur son territoire ? 01:46:57 La position de la commune a été caricaturée. Scoop : il y a des motards au conseil municipal. 2022 : avis favorable, car le tracé ne posait pas de problèmes. L’avenir reste incertain. 01:49:53 « Un moment charnière » pour l’équipe municipale. « On sait qu’on n’est pas tous au même endroit, mais qu’on peut bosser ensemble ». L’eau, une question cruciale : technique mais surtout politique 01:53:48 Transfert obligatoire de la gestion de l’eau vers les com-com, le contexte. 01:57:52 Une étude préalable, un « mariage forcé » qui part sur un accord de principe encourageant. Reste la question de la gouvernance. 02:01:55 « Le niveau le plus opportun reste la commune ». Comment en préserver une part ? 02:04:03 « Notre démocratie est malade de ces multiples transferts de compétences ». 02:09:49 Une nouvelle tarification de l’eau : plus on consomme, plus elle est chère. Projet de porcherie à Royère et ABC de la biodiversité 02:15:14 Projet de porcherie à Royère, dont le plan d’épandage concerne Gentioux : « Ça nous semble décalé par rapport aux enjeux actuels » 02:23:07 Un ABC de la biodiversité avec un réel impact sur les politiques publiques à venir, en particulier sur la forêt.Philippe Descola souriantPhilippe Descola, anthropologue73' // Les entretiens Télé Millevaches, juillet 2024C’est en étudiant le peuple Achuar en Amazonie que Philippe Descola dit avoir réalisé, par effet de miroir, les impasses de la pensée moderne. Selon lui, l’une des grandes erreurs de la philosophie occidentale se commet à partir du 17ᵉ siècle, lorsqu’elle commence à séparer l’être humain de son milieu de vie en inventant le concept de « nature » qu’elle oppose à celui de « culture ». Ce que le philosophe nomme le « naturalisme » naît dans cette dichotomie mentale que la civilisation occidentale produit et qui la conduit à considérer la nature comme une ressource extérieure à dominer et exploiter à souhait, aboutissant à la prédation du capitalisme moderne et à la destruction écologique qui l’accompagne. « En revenant en France, j’ai découvert des collectifs alternatifs qui défendaient des positions très proches de ce que j’avais pu connaître en Amérique Latine. J’ai tout de suite été séduit par l’inventivité qu’ils manifestaient pour inventer des relations aux autres qu’humains dans des milieux de vie », dira-t-il au début de l’entretien, faisant notamment référence à sa visite de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Il poursuivra en affirmant que si la répression contre ce type de mouvement est aujourd’hui si brutale, c’est précisément parce que ces nouvelles manières d’habiter et de lutter sont une voie vers la sortie du naturalisme, et donc une menace pour le capitalisme. Mais sortir d’une philosophie qui a constitué notre univers mental est-il si facile ? La question occupera une grande partie de cet entretien, entre la manière dont les militants de la ZAD ou d’ailleurs tentent de nouer de nouveaux rapports avec le non-humain, les rituels expérimentés en collectif, ou encore l’épineuse question de la spiritualité et du rapport magique au monde. Ces questions sont loin d’être simples tant le rapport aux « esprits » est quelque chose qui semble aujourd’hui bien loin de l’être occidental. « Les esprits ne sont pas toujours sympa, hein ! », nous dira d’ailleurs, espiègle, Philippe Descola en racontant comment le peuple Achuar peut aussi faire preuve de violence sociale au nom des « esprits », car tout n’est pas rose au pays des autochtones, et il faut toujours se garder de romantiser et de céder aux idéologies faciles, nous rappellera-t-il enfin peu avant la fin de l’entretien. 00:00:00 La ZAD de Notre-Dame-des-Landes et la pensée Descolienne. 00:12:59 Pourquoi faut-il combattre le Naturalisme ? 00:23:33 De nouveaux types de rapports avec les non-humains dans les ZAD ? 00:31:42 À quoi ressembleraient des institutions collectives, horizontales et « terrestres » ? 00:45:26 La sortie du naturalisme peut-elle se passer d’un retour aux esprits et aux divinités ? 00:51:53 Que penser de la montée en puissance du néo-paganisme en occident ? 00:58:38 Comment considérer la question de la guerre tribale chez les peuples autochtones ? 01:09:15 La vision magique des enfants pourrait-elle aussi nous aider à sortir du naturalisme ? Anthropologue de renom, Philippe Descola était de passage sur le plateau de Millevaches au printemps dernier. Il répondait à l’invitation de l’association La Pommerie pour un séminaire du groupe de recherche Des cosmopolitiques forestières, composé de chercheurs en sciences sociales et d’artistes. L’hypothèse : considérer la forêt au cœur des questions existentielles et écologiques contemporaines. Philippe Descola y a donné une conférence et, à sa suite, un entretien à Télé Millevaches. C'était le 29 avril 2024. Une jeune femme parle à la caméra à l'ombre d'un sous-bois. Derrière elle, une petite rivière sous un pont.Sécheresses : des études pour arbitrer les tensions à venir04'52'' // Brève, octobre 2023Sur le bassin de la Vienne, dont une partie du plateau de Millevaches est l’amont, les sécheresses estivales sont déjà là et vont s’aggraver. Des arbitrages vont devoir s’imposer entre l’eau potable, l’irrigation et l’industrie. L’Établissement public territorial de bassin (EPTB) de la Vienne mène des études pour déterminer la quantité de la ressource d’une part, la consommation allouée par secteur d’autre part. L’enjeu est de taille, puisque les recommandations de ces études sont ensuite votées par les « parlements de l’eau » locaux, pour être appliquées. Et devinez quoi ?Une peluche de souris et posée sur un plateau d'argent, au centre d'une myriade d'instruments de couture et de cuisine. Au-dessus d'elle, une paire de main protégée de gants en plastique tient une paire de ciseaux.L’autopsie d’un scandale09'47'' // Atelier de réalisation, juillet 2023La jeunesse a pris conscience des enjeux écologiques ! Ils sont prêts à prendre les mesure qui s'imposent, nous dit-on ! Soit. Cet été, un petit groupe s'est formé à la ressourcerie d'Eymoutiers le Monde allant vers afin de s'attaquer à un sujet central : comment prend-on des décisions écologiques dans le quotidien ? Quelles actions sont vraiment impactantes à notre échelle, tant tout cela s'inscrit dans un contexte insaisissable ? Et comment on parle de ses résolutions, ses doutes ? Première tentative d'autopsie d'un objet du quotidien pas si banal...Exode urbain, bonne nouvelle ou nouveau désastre ?38' // Documentaire, décembre 2021Exode urbain : ces deux mots sont apparus subitement dans le paysage médiatique depuis la crise sanitaire et reviennent comme des fantômes de l’histoire. Changement climatique, instabilité politique, mouvements de populations, pandémies. Au cinquième siècle, la ville de Rome est passée de deux millions d’habitants à trente mille. Où sont partis tous ces migrants urbains ? Dans d’autres villes ? À la campagne ? Que sont devenus les esclaves ? Que sont devenues les villes ? Exode urbain : cela en réjouit certains, fait peur à d’autres. Y aura-t-il de la place pour tout le monde, en Limousin ou ailleurs ? Nous avons voulu sonder les habitants autour de cette question : « Exode urbain, bonne nouvelle ou nouveau désastre ? »Filière bois : et si tout le monde était d’accord ?35' // Reportage, novembre 2021« La filière bois évolue ». Avec optimisme, ce reportage s'enquiert de ce qui rassemble sur la question de la forêt aujourd'hui, sur la Montagne limousine. Des manifestants de la marche « Stop aux coupes rases » au directeur général d'une grande coopérative, du président du Parc naturel régional au gestionnaire forestier qui paie mieux ses prestataires, on semble s'accorder sur des objectifs communs. Mais alors, où est le problème ? Peut-être derrière les slogans, entre les lignes, sous les rémanents. Avec Lionel Say, directeur général de la Coopérative forestière Bourgogne Limousin (CFBL), Philippe Brugère, président du Parc naturel régional de Millevaches et Étienne Roger, gestionnaire forestier en Corrèze.Truffy, les grumes de la colère07'10'' // Reportage, mai 2021« Ce genre de manifestations, comme aujourd’hui, il y en a de plus en plus. Elles expriment une sensibilité de la société à la façon dont on traite la forêt. […] Je pense que les gens qui travaillent dans la forêt, maintenant il faut absolument qu’ils en tiennent compte. » (un propriétaire forestier). Truffy est un hameau à la limite de la Creuse et de la Haute-Vienne, sur la commune de Faux-la-Montagne. Une coupe rase vient d’y être pratiquée sur une forêt de feuillus ancienne et diversifiée. À l’initiative du Syndicat de la Montagne limousine, une centaine de personnes se sont rendues sur place pour observer les dégâts, dont les maires de la Villedieu et de Faux-la-Montagne et un paysan exploitant les terres concernées.Le retour de la Vienne à Peyrelevade22' // Prestation, janvier 2021 Un film réalisé dans le cadre du programme Sources en Action, en partenariat avec le PNR de Millevaches et l'Établissement public territorial de bassin (EPTB) de la Vienne : sourcesenaction.fr Sur la commune de Peyrelevade, en Haute-Corrèze, se trouve un bel étang. On s'y promène, on y pêche, on y observe les oiseaux, on s'y repose. Vous êtes de passage, vous êtes d'ici ? Peu importe, vous appréciez autant. Construit en 1974 sur le cours de la Vienne, le plan d'eau était pensé pour le tourisme et l'agrément avec gîtes, camping et terrain de sport. Un plaisir pendant des décennies. Seulement, voilà : la Vienne, engloutie, n'avait pas été consultée. Et aujourd’hui, le plan d'eau a disparu. Ce film explique les raisons qui ont motivé la suppression du plan d'eau de Peyrelevade et les étapes qui y ont conduit avec Pierre Coutaud, maire de la commune et Guillaume Rodier, du Parc naturel régional de Millevaches.

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