Loup
par
Télé Millevaches
·
Trois vidéos
42:32À la croisée des champsDocumentaire, novembre 2024Choisissez un confetti sur la carte de France, quelque part entre Limoges et Clermont-Ferrand : Saint-Marc-à-Loubaud sur le plateau de Millevaches, dans le sud de la Creuse : 150 habitants, cinq exploitations agricoles. Bientôt un an depuis le début du mouvement des agriculteurs de 2024. Loin des manifestations, Télé Millevaches a filmé cinq hommes et trois femmes qui travaillent la terre sur cette petite commune de moyenne montagne pour entendre leurs parcours, leurs raisons et leurs avenirs.
Christine Dejarige et Marcel Ronteix approchent de la retraite. Ils produisent des « broutards » selon un modèle d’élevage répandu sur le plateau : des veaux élevés à l’herbe puis vendus autour de huit mois pour être engraissés, généralement en Italie. En complément de la ferme, Christine loue pendant l’été des bateaux barbecue sur le lac de Lavaud-Gelade. Marcel siège à la SAFER, l’organisme qui s’occupe des transmissions d’exploitations. Il est donc aux premières loges pour constater – et déplorer – l’endettement des jeunes qui s’installent. La transmission de ses propres terres est encore une inconnue.
La ferme de la famille Bialoux vient d’intégrer Clément. Bruno et Maryse, ses parents, ont longtemps résisté à l’agrandissement. Ils élèvent des « veaux sous la mère » et des moutons. Leurs coûts augmentent tandis que leurs revenus stagnent. L’installation de Clément les a convaincus de s’étendre en reprenant une partie de l’exploitation d’un voisin parti à la retraite : une opportunité qu’il était difficile de laisser passer.
La quarantaine, Pierre-François Leclère et Camille Castaing ont chacun leur atelier : les « broutards » pour lui, les brebis pour elle. Après vingt ans de travail acharné, Pierre-François a trouvé son rythme de croisière et mène en parallèle une entreprise de travaux agricoles et forestiers. Critique du récent mouvement des agriculteurs, il craint que d’ici vingt ans il serait amené à vendre sa ferme à un groupe industriel. Pour sa part, Camille a découvert l'élevage de brebis après des études d’anthropologie qui ne faisaient plus sens pour elle. Après des contrats salariés, elle s’est installée récemment avec Pierre-François. Le retour du loup la préoccupe, mais les débats tranchés à son sujet la laissent perplexe.
Après une carrière dans le médico-social dont les conditions devenaient intolérables, Philippe Faron s’est formé et vient de reprendre un verger de myrtilles. Malgré une première récolte à peine suffisante, il veut se rendre indépendant des subventions et associer les travailleurs saisonniers à son entreprise.
Voici un panorama, au travail, de l’agriculture et de son avenir à Saint-Marc-à-Loubaud.
22:08Dans l’ombre du loupReportage, août 2023Le retour du loup met-il en danger l’élevage extensif paysan au profit d’un modèle intensif, industriel ? Signe-t-il par ricochet la dégradation des paysages typiques du plateau et de la biodiversité qui y est associée ? Passé l’émerveillement d’une première rencontre avec l’animal, une éleveuse déchante.
Après avoir disparu au début du XXe siècle suite aux campagnes d’extermination dont il a fait l’objet, le superprédateur est de retour en France depuis 30 ans, et plus récemment sur le plateau de Millevaches. Un seul individu y a été formellement identifié (et abattu en mai dernier, après notre tournage). Pourtant, les témoignages de deux éleveuses recueillis par Télé Millevaches indiquent l’ampleur des prédations et du danger que le loup fait peser sur leur modèle d’élevage extensif paysan. Entre les services de l’État et le territoire, la médiation du Parc naturel régional de Millevaches s’efforce de promouvoir des moyens de protection.
18:13Devant le loup, épisode 1 : un réseau d’ententeReportage, mars 2019Si la présence du loup n'est pas encore officiellement reconnue en Limousin, les éleveurs sont de plus en plus nombreux à lui attribuer des prédations sur leurs troupeaux.
En février 2019, la Région a impulsé la création d'un "réseau d'entente" qui doit réunir éleveurs, naturalistes, chasseurs, forestiers et élus. Il a pour objectif d'anticiper l'arrivée de l'animal sur notre territoire en améliorant le processus de sa détection et en étudiant son comportement.
Il ambitionne également de permettre la circulation de la parole entre les différents acteurs et de favoriser l'émergence de solutions pragmatiques à cette problématique hautement politique.
Télé Millevaches a décidé de suivre sous forme de série cette expérimentation.
Le premier épisode emmène à Sainte-Anne-Saint-Priest, pour l'inauguration officielle du réseau.