Poésie
par
Télé Millevaches
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Six vidéos
10:58Haik’urts métragesAtelier de réalisation, juin 2025Série de films courts d’animation en céramique à partir d’haïkus écrits par les élèves.
Mêlant différentes pratiques (céramique, poésie, film, création sonore), ces ateliers ont permis aux enfants de découvrir ces techniques en réalisant une œuvre collective audacieuse.
Un projet porté par Haute-Corrèze Comunauté, avec les écoles de Merlines, Eygurande, Aix et Saint-Etienne-aux-Clos.
Cliquez ici pour voir les coulisses de la création !
8:57Si j’étaisAtelier de réalisation, septembre 2021« Si j’étais un son, je serais le tic-tac d’une horloge. Parce que c’est long et ça reste. »
« Le noir, parce que ça cache tout. »
« Si j’étais une forme, ce serait une forme irrégulière, complètement irrégulière, une forme avec des coupures, quelque-chose qui n’existe pas, complètement abstrait. »
Court-métrage réalisé dans le cadre d’un atelier de création plastique et audiovisuelle à la maison d’arrêt de Limoges. Quartier des femmes, avril 2019.
1:12Confinement – Au pays de la magieextrait de Confinement - lectures et quotidien, Ouvipo, avril 2020Sixième opus d'une série à durée indéterminée avec Henri Michaux et un passage de son recueil Au pays de la magie.
On voit la cage, on entent voleter. On perçoit le bruit indiscutable du bec s'aiguisant contre les barreaux. Mais d'oiseaux, point.
C'est dans une de ces cages vides que j'entendis la plus intense criaillerie de perruches de ma vie. On n'en voyait, bien entendu, aucune.
Mais quel bruit ! Comme si dans cette cage s'en étaient trouvé trois, quatre douzaines :
"Est-ce qu'elles ne sont pas à l'étroit dans cette petite cage ?" demandai-je machinalement, mais ajoutant à ma question, à mesure que je me l'entendais prononcer, une nuance moqueuse.
"Si..., me répondit son Maître fermement, c'est pourquoi elles jacassent tellement. Elles voudraient plus de place."
0:52Confinement – Ulysseextrait de Confinement - lectures et quotidien, Ouvipo, mars 2020Quatrième opus d'une série à durée indéterminée avec Benjamin Fondane et un passage de son poème Ulysse.
Voici le monde -
si je pouvais le déchirer
si je pouvais me déchirer
moi-même sur le monde
debout et sanglotant
- sanglot le monde !
Si petit, si petit et si plein
si plein, si plein et si petit
si petit à vouloir sangloter
si plein à pouvoir tout étreindre
un fleuve monte en moi, il monte
je ne peux pas l'arrêter de mes mains
je ne peux pas l'empêcher de mon corps
- il passe à travers moi - il monte -
IL MONTE...
Confinement – lectures et quotidienOuvipo, mars 2020En ces temps de confinement, l'ouverture à d'autres espaces est une chose précieuse.
L'un de nos Telemillevachiens est parti à Bruxelles retrouver ses proches. Il nous invite, comme actuellement beaucoup d'autres sur la toile, à découvrir quelques bouts de son intimité. Celle-ci passe par quelques détails de la vie dans sa colocation, mais également par les lectures de textes qu'il souhaite partager.
2:05Confinement – Les fenêtresextrait de Confinement - lectures et quotidien, Ouvipo, mars 2020Premier opus d'une série à durée indéterminée avec Charles Baudelaire et son poème en prose « Les fenêtres », tiré des Petits poèmes en prose, appelé aussi Le Spleen du Paris.
Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n’est pas d’objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu’une fenêtre éclairée d’une chandelle. Ce qu’on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.
Par delà des vagues de toits, j’aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j’ai refait l’histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.
Si c’eût été un pauvre vieux homme, j’aurais refait la sienne tout aussi aisément.
Et je me couche, fier d’avoir vécu et souffert dans d’autres que moi-même.
Peut-être me direz-vous : « Es-tu sûr que cette légende soit la vraie ? » Qu’importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m’a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis ?