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Un silhouette sur fond bleu5:30Chasse à l’homme et agression raciste à Royère-de-Vassivière : témoignages de victimesTémoignage, septembre 2025Voici le témoignage de Sylvain*, l’une des sept victimes ayant déposé plainte suite à l’agression du 15 août à Royère-de-Vassivière. Il est complété par celui de Julie*, en audio seul. Elle était très choquée lors de l’enregistrement et nous a précisée ensuite avoir été passée à tabac une deuxième fois. Selon son avocate, elle s’est vue prescrire une interruption totale de travail d’un mois. Leur propos ont été recueillis trois jours après les faits, le 18. Après maintes hésitations et sous condition de ne pas être facilement reconnaissables, Sylvain et Julie nous ont permis de les publier. L’un des enjeux de cette histoire, c’est la qualification des faits. Selon les mis en cause, une banale bagarre sur fond d’alcool. Selon les sept personnes qui ont déposé plainte, c’est une agression unilatérale, une chasse à l’homme motivée par la haine raciale. « Je voyais ma fin ce soir-là », raconte le jeune homme de 19 ans. « Dans ma tête c’était : “je vais jamais me relever, je vais jamais m’en sortir” ». Actuellement en formation pour devenir agent de sécurité, Sylvain* souhaite faire une carrière de policier dans la brigade de protection de la famille (ex-brigade des mineurs). Une vocation qui l’a poussé à faire le médiateur puis à s’interposer pour protéger les autres, jusqu’à prendre des coups. « Pour leur sécurité, je me suis dit “c’est le moment, il faut que tu agisses”, parce que j’aime aider », ajoute-t-il avec humilité. Sylvain affirme qu’il ne connaissait pas les autres victimes ce soir-là : « j’ai rencontré tout le monde sur le tas ». Il connaît le village pour y avoir de la famille, mais vit et étudie à des dizaines de kilomètres. Le parquet de Guéret a ouvert une enquête. Un clivage aigu s’est emparé du village entre les soutiens des mis en cause – qui dénoncent une supposée instrumentalisation à des fins politiques – et ceux des victimes. Ces derniers décrivent une ambiance pesante et s’inquiètent de pouvoir rétablir un climat permettant de vivre ensemble dans ce petit village de 600 habitants. La décision de justice, quelle qu’elle soit, n’y suffira peut-être pas. * Les prénoms ont été changés.Un jeune homme et une jeune femme face caméra devant des étagères pleines de médicaments.6:03Une pharmacie hors-la-loi pour des médicaments à l’unitéBrève, juillet 2025Six mois d’interdiction d’exercer, dont quatre avec sursis : c’est la sanction infligée à Eliza Castagné et Antoine Prioux par l’ordre des pharmaciens de Nouvelle-Aquitaine pour avoir dispensé des médicaments à l’unité depuis 2019, hors cadre légal, dans leurs pharmacies de Bugeat et de Sornac (Corrèze). Le 18 juin dernier, des médecins et autres professionnels de santé du pôle Millesoins organisaient à Bugeat une réunion d’information et de soutien à leur cause. Dispenser à l’unité, qu’est-ce que ça veut dire ? Eliza donne un exemple : si la boîte contient 20 cachets, que l’ordonnance indique une prise de 3 par jour pendant 3 jours, cela fait 11 cachets en trop. La pharmacienne découpe la tablette, n’en délivre que 9, et les autres pourront être donnés à une autre personne. Pourquoi avoir fait cela ? Eliza et Antoine avancent plusieurs arguments. En premier lieu, il s’agit de lutter contre les pénuries récurrentes, puisqu’une même boîte est répartie sur plusieurs personnes, qui ne manqueront donc pas de médicaments. Mais aussi pour limiter les risques d’automédication : quand il reste des médicaments dans l’armoire à pharmacie, on est susceptible d’en reprendre sans ordonnance, ce qui conduit à de nombreux accidents pouvant entraîner la mort, avec les anxiolytiques notamment. Autre argument, celui de l’antibiorésistance, « l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale » selon l’OMS. La France permet de dispenser les antibiotiques à l’unité depuis 2022, trois ans donc après la décision d’Éliza et Antoine de le faire. Enfin, le couple avance un dernier motif : la lutte contre le gâchis de médicaments, ses coûts pour la Sécu et pour l’environnement. Seulement, la pratique est strictement encadrée. L’an passé, le président de l’ordre des pharmaciens de Nouvelle-Aquitaine, Gérard Deguin, porte plainte. Il s’explique dans notre interview : Le premier patient, il n’y a pas de souci, on facture la boîte [...] Pour le deuxième patient [...] il n’y a aucune traçabilité [...] ce qui veut dire qu’une personne qui a un accident dans la rue, quand il va arriver aux urgences [...] on sera amené peut-être à le surcharger en benzodiazépines et donc dans ce cadre-là, on met en danger la vie du patient. Cette éventualité est reconnue par Eliza et Antoine, qui persistent : le risque est mineur comparé aux bénéfices de la dispensation à l’unité, même sans traçabilité. Antoine ajoute : Aujourd’hui, les pouvoirs publics sont tous en faveur. Ce qui bloque, c’est les syndicats patronaux de pharmacies d’officine. Globalement, ils n’en veulent pas de la dispensation à l’unité. [...] On veut réinventer notre métier pour ne plus être rémunéré sur une activité. Parce qu’aujourd’hui, plus vous êtes malade, plus je gagne ma vie. Et moi, ça me déplaît. Selon Aude Vandenbavière et Thimothée Grenaille, jeunes médecins de Bugeat : Nous-mêmes, en tant que médecins, on fait des prescriptions où on leur demande de ne livrer qu'une partie de la boîte. Donc, on peut considérer qu'on est responsable aussi. C'est très difficile pour eux, parce qu'il y a cette condamnation, mais en fait, ça nous porte tous. Grosse sanction lourde, disproportionnée, mais grâce à laquelle, peut-être, on va réussir à faire bouger les lignes à un niveau beaucoup plus haut et peut-être généraliser, ce qui est une très bonne chose. C’est un bon coup de pied dans la fourmilière, en somme. Antoine Prioux et Eliza Castagné ont fait appel de leur sanction. La décision pourrait se faire attendre plus d'un an.Un bois rasé2:31Bois du Chat : une victoire citoyenneBrève, août 2024Les travaux entamés en octobre 2022 dans la forêt de feuillus avaient été interrompus par la présence physique d’habitants de Tarnac et des villages alentours. Une mobilisation vivement critiquée et considérée comme illégale par bon nombre de détracteurs. Finalement, le verdict est tombé et des amendes ont été prononcées contre le propriétaire du terrain, le GFA Cloup (500 euros), l’exploitant ARGIL (5 000 euros), la SARL Ausset et fils ayant effectué la rampe de débardage (3 000 euros). La décision sonne comme un pied de nez face à ceux qui assuraient agir en toute légalité. « Non, être propriétaire d’une parcelle ne nous autorise pas à faire ce qu’on veut, il y a des lois. Nous avons eu raison de dire qu’il y avait des irrégularités sur cette coupe » rappelle Corinne Ferraron, chargée de la partie juridique durant la mobilisation. Motif retenu : la non déclaration du franchissement d’un ruisseau. Une fois alertées par le collectif, ce sont les associations Canopée - Forêts vivantes, France Nature Environnement et Sources et Rivières du Limousin qui ont saisi la justice. « Pour le moment, c’est l’unique motif de condamnation retenu par la composition pénale (une mesure alternative aux poursuites, permettant de juger rapidement les auteurs de l'infraction). Avec les associations, nous réfléchissons à poursuivre la procédure, puisque les dégâts causés en matière de biodiversité n’ont pas été pris en compte », explique Corinne. Affaire à suivre. 8:57Si j’étaisAtelier de réalisation, septembre 2021« Si j’étais un son, je serais le tic-tac d’une horloge. Parce que c’est long et ça reste. » « Le noir, parce que ça cache tout. » « Si j’étais une forme, ce serait une forme irrégulière, complètement irrégulière, une forme avec des coupures, quelque-chose qui n’existe pas, complètement abstrait. » Court-métrage réalisé dans le cadre d’un atelier de création plastique et audiovisuelle à la maison d’arrêt de Limoges. Quartier des femmes, avril 2019.20:25Jouons derrière les barreauxAtelier de réalisation, février 2021Télé Millevaches anime occasionnellement des ateliers cinéma dans les maisons d'arrêt de Guéret et de Limoges, au centre de détention d'Uzerche. Certains d'entre eux franchissent les obstacles qui leur permettent d'être diffusés. C'est le cas de ceux-ci.41:59Michèle Bernard-Requin – l’affaire SeznecConférence, mai 2018Retour sur une affaire judiciaire qui, après bientôt un siècle, continue de faire l'actualité. Une conférence de Michèle Bernard-Requin, magistrate honoraire, proposée par l'Université populaire d'Eymoutiers (UPE). C'est la première occasion pour L'Université populaire d'Eymoutiers et Télé Millevaches de s'associer, sur un modèle original : Télé Millevaches fournit les caméras et forme les bénévoles de l'UPE qui filment. Le programme : mettre toutes les futures conférences de l'UPE en ligne.

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