Bois du Chat (Tarnac)
par
Télé Millevaches
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Quatre tournages
Bois du Chat : une victoire citoyenne02'31'' // extrait de La saga du Bois du Chat, Série de reportages, août 2024Les travaux entamés en octobre 2022 dans la forêt de feuillus avaient été interrompus par la présence physique d’habitants de Tarnac et des villages alentours. Une mobilisation vivement critiquée et considérée comme illégale par bon nombre de détracteurs. Finalement, le verdict est tombé et des amendes ont été prononcées contre le propriétaire du terrain, le GFA Cloup (500 euros), l’exploitant ARGIL (5 000 euros), la SARL Ausset et fils ayant effectué la rampe de débardage (3 000 euros). La décision sonne comme un pied de nez face à ceux qui assuraient agir en toute légalité. « Non, être propriétaire d’une parcelle ne nous autorise pas à faire ce qu’on veut, il y a des lois. Nous avons eu raison de dire qu’il y avait des irrégularités sur cette coupe » rappelle Corinne Ferraron, chargée de la partie juridique durant la mobilisation.
Motif retenu : la non déclaration du franchissement d’un ruisseau. Une fois alertées par le collectif, ce sont les associations Canopée - Forêts vivantes, France Nature Environnement et Sources et Rivières du Limousin qui ont saisi la justice. « Pour le moment, c’est l’unique motif de condamnation retenu par la composition pénale (une mesure alternative aux poursuites, permettant de juger rapidement les auteurs de l'infraction). Avec les associations, nous réfléchissons à poursuivre la procédure, puisque les dégâts causés en matière de biodiversité n’ont pas été pris en compte », explique Corinne. Affaire à suivre.
Au bois du Chat, on s’engueule et on s’assoit04'00'' // extrait de La saga du Bois du Chat, Série de reportages, mars 2023Peut-on encore faire des coupes rases de feuillus ? La forêt est-elle un bien commun ? Est-il légitime de s’interposer pour empêcher des travaux, irréparables mais légaux ?
Lundi 6 mars, à l’initiative du Syndicat des exploitants forestiers, scieurs et industriels du Limousin (SEFSIL), la filière se réunissait pour affirmer son droit à travailler sans entraves à la coupe rase programmée du bois du Chat : un « comité de défense » s’est interposé à plusieurs reprises pour empêcher les travaux.
En dépit d’une démonstration de force et d’unité, les discours prononcés ce matin-là indiquent qu’une partie au moins de la filière se remet en question. Elle n’aime juste pas qu’on lui force la main. Malgré une défiance palpable, élus et professionnels de tous bords ont convenu d’organiser prochainement une table ronde.
Un sursis pour le bois du Chat ?
Cache-cache au bois du Chat03'18'' // extrait de La saga du Bois du Chat, Série de reportages, mars 2023Les tronçonneuses commencent à chanter. Une poignée d'arbres tombent. Une petite foule accourt, le travail s'interrompt et une conversation presque cordiale s'instaure avec les gendarmes venus sécuriser la zone. Nous sommes au matin du 1er mars au bois du Chat, sur la commune de Tarnac.
Le « Comité de défense du bois du Chat » entend bien en faire un symbole : c'est un bois de feuillus sur un versant de la Vienne amont, que les propriétaires veulent raser malgré les efforts du Parc naturel régional (PNR de Millevaches) pour les en dissuader. En dépit de ses effets délétères sur la biodiversité, ce type de sylviculture est encore légal en France.
Le Syndicat des exploitants forestiers, scieurs et industriels du Limousin (SEFSIL) prévoit de se mobiliser à son tour le lundi 6 mars pour défendre le droit à réaliser ce type de travaux. Une journée lors de laquelle les enjeux politiques et médiatiques de ce petit bois devraient déborder du Limousin.
Bois du Chat : la coupe rase empêchée02'35'' // extrait de La saga du Bois du Chat, Série de reportages, février 2023Le bois du Chat est encore debout. Sur la commune de Tarnac, une trentaine de personnes ont reçu les bûcherons pour leur signifier leur opposition à la coupe rase de feuillus qui devait s'y réaliser. Ces derniers sont repartis sans histoires, sous les applaudissements.
Derrière cet exemple emblématique, c'est la révision du Schéma régional de gestion sylvicole de la Nouvelle Aquitaine qui est en jeu, et avec lui les incitations financières contradictoires liées aux zones Natura 2000 et au plan France relance.