Ministère de l’Interieur

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Un flyer représentant Freddy Mercury, des lettres.30:58Des assos qui se tiennent sagesDocumentaire, février 2025Pour Télé Millevaches, l’histoire commence en 2022 quand elle apprend qu’une aide financière majeure a failli lui échapper. C’est un fonds de soutien aux médias de proximité qui approche les 20 000 € et dont elle bénéficie depuis sa mise en place par le ministère de la Culture en 2016. « Nous avons dû contourner la préfecture de région pour le versement, apprend-elle d’une fonctionnaire, mais en 2023 ce sera plus difficile. » Au-delà de la bizarrerie de l'opération, ce sont les motifs de la préfecture qui interrogent : qu’a-t-on fait de mal ? On découvre bientôt que plus d’une dizaine d’associations de Creuse et de Corrèze se voient refuser des subventions qu’elles obtenaient les années précédentes. Point commun : les préfectures opposent leur veto malgré les avis favorables des services de l’État qui instruisent les dossiers, notamment la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC). Au-delà du Limousin, ce sont des associations du Tarn-et-Garonne, des Bouches-du-Rhône ou du Pas-de-Calais qui sont touchées. On croyait le sujet local, il est national. Refus de subventions, d’agrément ministériel, d’autorisation pour accueillir des services civiques : les vexations sont nombreuses pour les associations prises dans le collimateur des préfectures. Le journal Le Monde mentionne une « liste rouge » dans un article du 9 août 2023. Selon l’Observatoire des libertés associatives, une chose est sûre : les attaques se multiplient en France depuis 2020 et particulièrement depuis 2022. Chercheurs, avocats, collectifs d’associations, tous s’accordent sur un point : la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, dite « loi séparatisme », constitue un point de rupture entre l’État et les associations. Depuis, l’ambiance est à la suspicion. Votée au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty, cette loi prétend lutter contre le séparatisme religieux. Mais elle vise aujourd’hui tous types d’associations. Les libertés associatives sont menacées, avec les valeurs de la République en cache-nez pour couper l’herbe sous le pied de militants politiques réels ou fantasmés. Les associations sont-elles vouées à courber l’échine ? Peuvent-elles se défendre ? Témoignages, analyses et ripostes avec notamment : MARION OGIER Avocate au barreau de Paris THIERRY LE ROY Ancien membre du Conseil d'État et ancien préfet de la Dordogne ÉRIC CORREIA Président de la communauté d'agglomération du Grand Guéret LÉONORE MONCOND'HUY Maire de Poitiers PABLO CORROYER Chercheur en science politique à l'université de Lille et membre de l'Observatoire des libertés associatives JEAN-BAPTISTE JOBARD Du Collectif des associations citoyennes et co-fondateur de l'Observatoire des libertés associatives MARIE GARMADI De l’institut Alinsky et membre de l’Observatoire des libertés associatives En savoir plus Bandes annonces Trois gendarmes sont adossés à leur camion de gendarmerie18:07Une journée avec les nouvelles brigades mobilesReportage, octobre 2024Arrivés cet été, les six gendarmes de la nouvelle brigade mobile de Bugeat ne sont pas passés inaperçus tant leurs présences dans les fêtes de villages, événements et réunions publiques se sont multipliées à travers le pays. Mais quelles sont donc les missions de ces curieux gendarmes qui ne procèdent à aucun contrôle routier ni ne participent à aucune enquête ? Ils font partie des 3500 nouveaux fonctionnaires de la Loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (LOPMI) promulguée en janvier 2023. 238 nouvelles brigades, fixes et mobiles, sont désormais en place et réparties sur l’ensemble du territoire national. Nous avons voulu en savoir plus sur ces hommes qui se sont portés volontaires pour devenir des gendarmes comme les autres, enfin pas tout à fait. Ils sont avenants, vont au contact de la population, et nous rappelle une présence publique dite « de proximité ». Télé Millevaches a obtenu l’autorisation de passer une journée en leur compagnie. La fête de la chasse, qui a eu lieu cet été à Champagnac-la-Noaille, était l’occasion d’un temps long pour découvrir leur personnalité et en savoir plus sur leurs missions. « Notre mission principale c’est le contact », assure Christophe Dussour, commandant de cette nouvelle brigade territoriale mobile de Haute-Corrèze. Il faut dire que leur pratique est plutôt décontractée. Ils n’hésitent pas à avoir le petit mot pour rire. « Lorsqu’il y a un sourire, c’est gagné » ajoute le gendarme Laurent Blanchard, « c’est que nous avons obtenu la confiance ». Pour prendre une plainte, faire une procuration de vote, ou d’autres démarches administratives, ces militaires peuvent se déplacer à bord de leur « camion-bureau ». Un service généralement réservé aux personnes âgées ou en défaut de véhicule. « Ce sont les gendarmes du dernier kilomètre » ajoute Arnaud Legros-Quenel, commandant de gendarmerie à Ussel, qui avait fait suivre la demande de candidature de la mairie de Bugeat au ministère de l’Intérieur en 2023. Selon lui, le choix porté sur Bugeat s’explique par la surface que cette gendarmerie doit couvrir. L’objectif du ministère de l’Intérieur étant également de libérer du temps aux autres effectifs et leur permettre une présence accrue sur le terrain. Pourtant, le contact avec les populations peut s’avérer parfois difficile, en témoignent ces deux moments, lors de la fête de la Saint-Jean à Tarnac, puis durant les rencontres du Syndicat de la Montagne limousine à Saint-Sulpice-les-Bois, où les gendarmes ont été cordialement invités à quitter les lieux. « C’est difficile de demander à des militaires de gendarmerie de connaître l’ensemble des acteurs du territoire, dès lors qu’on les invite gentiment à partir lors des événements publics. Cela m’interroge, car nous sommes au service de tous les citoyens », réagit monsieur Legros-Quenel. Prenant exemple sur la récente affaire dite du « Bois du Chat » à Tarnac, le commandant assure que les gendarmes avaient participé à produire un dialogue social apaisé, avec une résolution pacifique du conflit. Enfin, lorsque l’on évoque l’échec de la police de proximité mise en place de 1998 à 2003, le gendarme Dussour nous répond, confiant : « à partir du moment où c’est nouveau il y a toujours un risque d’échec, à nous de faire qu’il n’y en ait pas ». Pour en savoir plus :

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