Lachaud (Gentioux-Pigerolles)

Lachaud (Gentioux-Pigerolles)

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Cinq tournages

Philippe Descola souriant1:12:31Philippe Descola, anthropologueLes entretiens Télé Millevaches, juillet 2024C’est en étudiant le peuple Achuar en Amazonie que Philippe Descola dit avoir réalisé, par effet de miroir, les impasses de la pensée moderne. Selon lui, l’une des grandes erreurs de la philosophie occidentale se commet à partir du 17ᵉ siècle, lorsqu’elle commence à séparer l’être humain de son milieu de vie en inventant le concept de « nature » qu’elle oppose à celui de « culture ». Ce que le philosophe nomme le « naturalisme » naît dans cette dichotomie mentale que la civilisation occidentale produit et qui la conduit à considérer la nature comme une ressource extérieure à dominer et exploiter à souhait, aboutissant à la prédation du capitalisme moderne et à la destruction écologique qui l’accompagne. « En revenant en France, j’ai découvert des collectifs alternatifs qui défendaient des positions très proches de ce que j’avais pu connaître en Amérique Latine. J’ai tout de suite été séduit par l’inventivité qu’ils manifestaient pour inventer des relations aux autres qu’humains dans des milieux de vie », dira-t-il au début de l’entretien, faisant notamment référence à sa visite de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Il poursuivra en affirmant que si la répression contre ce type de mouvement est aujourd’hui si brutale, c’est précisément parce que ces nouvelles manières d’habiter et de lutter sont une voie vers la sortie du naturalisme, et donc une menace pour le capitalisme. Mais sortir d’une philosophie qui a constitué notre univers mental est-il si facile ? La question occupera une grande partie de cet entretien, entre la manière dont les militants de la ZAD ou d’ailleurs tentent de nouer de nouveaux rapports avec le non-humain, les rituels expérimentés en collectif, ou encore l’épineuse question de la spiritualité et du rapport magique au monde. Ces questions sont loin d’être simples tant le rapport aux « esprits » est quelque chose qui semble aujourd’hui bien loin de l’être occidental. « Les esprits ne sont pas toujours sympa, hein ! », nous dira d’ailleurs, espiègle, Philippe Descola en racontant comment le peuple Achuar peut aussi faire preuve de violence sociale au nom des « esprits », car tout n’est pas rose au pays des autochtones, et il faut toujours se garder de romantiser et de céder aux idéologies faciles, nous rappellera-t-il enfin peu avant la fin de l’entretien. Anthropologue de renom, Philippe Descola était de passage sur le plateau de Millevaches au printemps dernier. Il répondait à l’invitation de l’association La Pommerie pour un séminaire du groupe de recherche Des cosmopolitiques forestières, composé de chercheurs en sciences sociales et d’artistes. L’hypothèse : considérer la forêt au cœur des questions existentielles et écologiques contemporaines. Philippe Descola y a donné une conférence et, à sa suite, un entretien à Télé Millevaches. C'était le 29 avril 2024. 13:16Atout Bois, un atelier associatif de menuiserieextrait de Savoirs et savoir-faire : faites tourner!, Magazine du plateau n°213, septembre 2013A Gentioux, l'association Atout Bois a installé un atelier de menuiserie et d'ébénisterie ouvert à tous.Quand les élus s’emparent de la question foncièreextrait de Paysans cherchent terre, Magazine du plateau n°175, décembre 2009Sur la commune de Gentioux-Pigerolles, un domaine de 138 hectares a été récemment acheté par la Communauté de communes du plateau de Gentioux. Cette initiative, peu courante, permet d'expérimenter et d'interroger la maîtrise foncière par les collectivités territoriales.Coiffeuses à domicileextrait de Magazine du plateau n°17, janvier 1995Rencontre avec une coiffeuse à domicile, sur les communes de Gentioux-Pigerolles, Nedde et Peyrelevade. Témoignages de clientes.7:16Maisons de bois sur le plateauextrait de Journal n°3, juillet 1986Images de maisons en bois et de chantiers. Entretien avec un couple habitant une maison en rondins de bois aux Salles à Gentioux-Pigerolles, d'après eux première maison de ce type occupée à l'année en Creuse : préparation, construction, finitions, réactions des voisins, impressions suite à leur premier hiver.

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