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Entretien avec le climatologue Michel Galliot

Le réchauffement climatique sur le plateau de Millevaches - #1 Une introduction

Reportage, décembre 2019

Sur le plateau, le climat s’est réchauffé de 1,5 ºC depuis le début de l’ère industrielle.

Dans cet entretien, le climatologue Michel Galliot brosse un panorama de quelques-unes des conséquences déjà observables : assèchement des sols, fragilité de la forêt, vulnérabilité de l’élevage, changement de comportement des oiseaux migrateurs.

Fiche technique

Titre : Entretien avec le climatologue Michel Galliot
Durée : 09 ' 50''
Date de production : décembre 2019
Format : HD 1080
Production et distribution : Télé Millevaches
Réalisation : Mateo le Sidaner (Télé Millevaches)
Droits : Attribution - Pas d’utilisation commerciale - Partage dans les mêmes conditions 3.0 France (CC BY-NC-SA 3.0 FR)
Rushes conservés : oui
Photos du tournage : non

1 réponse

  1. denise dit :

    Les crues excessives de l’hiver préparent les sécheresses de l’été

    toute la régulation thermique des basses couches de l’atmosphère se fait par l’évaporation, la température augmente fortement quand les continents arrêtent de « transpirer » c’est pourquoi il n’y a pas de canicule en mer et en forêt ! Il faut végétaliser massivement (villes et campagnes) au rythme des forets de feuillus et donc faire des réserves d’eau l’hiver pour épargner les nappes l’été …

    dans les Deux Sèvres nous en sommes à la troisième période d’inondations; au niveau de Niort le bassin versant fait 1070 km2, annuellement il reçoit 900 millions de m3 de pluie (861mm, moyenne des précipitation de 1981 à 2010), d’après le site vigiecrue.fr : depuis le 18 10 2019, la Sèvre a déjà évacué 400 millions de m3 d’eau douce vers la mer et ce n’est pas fini !
    On va atteindre les 50% de rejet en mer alors qu’il ne faudrait jamais dépasser les 30%, aujourd’hui on sait déjà qu’on sera en déficit d’eau l’été prochain.
    Les crues excessives de l’hiver préparent les sécheresses de l’été, c’est pourquoi il est urgent de capter tous les ruissellements pour prévenir les inondations et garder de l’eau pour l’été. Sinon on alterne inondations et sécheresses ce qui est fatal pour la biodiversité et la continuité écologique des cours d’eau.

    Dans un écosystème forestier (notre référence en matière de climat) 70% des précipitations sont consacrées à l’entretien du cycle (évapotranspiration) par rétention dans les sols, ce qui laisse 30% de retour en mer. Quand les retour en mer d’un bassin versant dépasse les 30% c’est que la végétation n’aura pas assez d’eau, ce qui va entrainer un manque de pluie, un assèchement du bassin et une destruction de la biodiversité … surtout avec des villes qui pompent massivement dans les nappes et rejettent l’eau en rivière au lieu de la recycler dans les sols …

    170 000 m3 d’eau distribués en moyenne chaque jour dans la métropole de Bordeaux ( 62 millions de m3 par an … c’est 40 fois le barrage de Sivens …. ) , cette eau douce repart dans la mer après traitement (on garde les boues toxiques pour les champs mais pas l’eau propre …) ! Ils tombent au moins 600 mm de pluie par an sur la métropole de Bordeaux (579km2) soit 300 millions de m3 par an (200 fois le barrage de Sivens) qui repartent à la mer ….

    Dans la métropole de Bordeaux on a au minimum 362 millions d’eau douce qui rejoint la mer au lieu d’être recyclée ou infiltrée, c’est un million de m3 par jour (un Sivens par jour … ) . C’est 181 000 hectares de maraichage irrigués l’été uniquement en recyclant les rejets de la métropole, de quoi garantir une production qui dépasse les besoins de la métropole … mais non tout repart à la mer et on pompe dans les nappes !

    Le code de l’environnement impose un traitement et une infiltration de tous les rejets pour ne pas perturber le cycle de rechargement des nappes phréatiques (comme pour les maisons individuelles)… et quand les infiltrations ne sont pas possibles il faut exploiter l’eau pour des usages non domestique comme l’arrosage ! Les rejets en rivières doivent rester exceptionnels pour éviter les pollutions !

    Tout est écrit noir sur blanc et depuis longtemps, d’ailleurs toutes les nouvelles zones artificialisées sont aux normes mais les pas les villes …

    En nouvelle aquitaine il y a 781 000 hectares artificialisés (toits, béton goudron), avec une pluviométrie moyenne de 700mm par an ça donne 5 milliards de m3 d’eau douce qui n’est ni utilisée ni infiltrée … c’est 3 fois la consommation TOTALE de toute la région (1,5 milliards de m3 pour l’eau potable, l’industrie et l’agriculture) ! Mais surtout c’est 10 fois plus que les prélèvements agricoles dans les nappes phréatiques …. avec 50% des pluies qui tombent sur les ville de la région on pourrait irriguer la TOTALITE de la surface agricole utile de la région sans prélever une goutte dans les nappes phréatiques !

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